Thibaut Serri, 27 ans – Jeune agriculteur
Chèvrerie au Cœur de Montjoie

Installé depuis 2017 au lieu-dit Le Vivier avec désormais 70 chèvres et une quinzaine de chevrettes, Thibaut produit du lait et fabrique à la ferme, des tommes, séracs, yaourts et autres faisselles qu’il vend soit directement à la ferme ou sur les marchés, soit à une vingtaine d’établissements : restaurants, hôtels, fruitières mais aussi à la cantine scolaire des Contamines-Montjoie ou au lycée de Combloux.

Pourquoi s’être installé à Saint-Gervais pour développer votre activité?

« Etant des Contamines-Monjoie, je souhaitais m’installer au pays du Mont-Blanc pour cette création d’entreprise en nom propre. Il y a eu cette opportunité d’acheter ce bâtiment au Vivier et comme je n’ai pas rencontré de difficultés avec la mairie pour mon projet, cela a pu se faire. A chaque question, les services urbanisme ou assainissement ont toujours été disponibles. »

En quoi Saint-Gervais soutient l’agriculture?

« Déjà, il y a un climat sain entre agriculteurs ; mais aussi un environnement favorable. On sent que l’agriculture est soutenue. La foire agricole est par exemple un moment phare à l’automne pour nous mettre en avant. Chaque année, les élus font la tournée des fermes et c’est gratifiant de voir qu’ils ont conscience de notre travail. Comme tout agriculteur, je reçois une aide à l’embellissement des fermes qui montre qu’ils ont apprécié notre implication. »

Que pourrait-on faire pour soutenir encore davantage l’agriculture locale?

« Même si je ne suis pas concerné directement puisque je ne monte pas en alpage, que mes chèvres restent sur les 3,5 hectares autour de ma ferme et qu’elles sont rentrées chaque nuit à l’intérieur, il faut continuer le combat face aux attaques du loup. Déjà, je ne suis pas à l’abri d’une attaque un jour dans la clairière du Vivier ; mais surtout car nous sommes un des piliers de l’économie locale avec des emplois à la clé. Nous avons besoin que les élus locaux continuent de tirer la sonnette d’alarme au plus haut niveau : région, Etat… car une attaque sur un troupeau et c’est toute une ferme qui peut s’écrouler.
Il y a une réalité pastorale à continuer de défendre. »